Dove ne vai, crudele

Dove ne vai, crudele

Dagmar Saskova Chant // Francisco J. Mañalich Chant et viole
Ronald Martin Alonso Viole // Hannelore Devaere Harpe
Manuel de Grange Luth, Théorbe, Guitare

Au début du XVIle siècle, l'Italie était la référence absolue dans le domaine artistique. Tout peintre, musicien ou architecte digne de ce nom devait se rendre dans la péninsule une ou plusieurs fois pour perfectionner son art et, surtout, obtenir la reconnaissance de ses pairs.

Inversement, les maîtres italiens s'exilaient volontiers, engagés par les rois, princes, riches bourgeois et hommes d'église les plus importantes d'Europe. Aussi, l'apprentissage de la langue italienne faisait partie, depuis la Renaissance, de la formation des hommes et femmes de «qualité», c'est-à-dire de l'aristocratie.

Les musiciens étaient particulièrement concernés par ce rayonnement transalpin. Même en France, où la volonté des souverains avait tendance à développer le style national, la présence des Italiens était très forte, et ce pour des raisons autant artistiques que politiques. La musique italienne était incontournable et les compositeurs et éditeurs français, tenant compte de cet engouement, ont inséré des airs en italien dans nombre de recueils édités par Robert Ballard, alors détenteur du privilège royal.

Airs et cours en italien // Guédron, Boesset et Moulinié

C'est l'Italie, à travers les yeux de la France, que nous mettons en valeur dans ce concert.

durée: 1h40

Dove ne vai crudele